Cinquante ans plus tard, il est possible de répondre au voeu de Joseph Coquoz. Un accès en ligne permet l'écoute, en streaming, des Archives des parlers patois de la Suisse romande et des régions voisines.

Un fonds dialectal d’importance nationale
De 1952 à 1992, la Radio Suisse Romande a produit une émission régulière consacrée aux patois de la Suisse romande et des régions voisines (Val d’Aoste, Savoie, Piémont, Alsace d’expression romane). Les archives ainsi rassemblées – un millier de bandes - constituent l’un des fonds dialectaux parmi les plus riches d’Europe. 
Etat du fond
Ce fond de 1529 émissions se subdivise en quatre séries d'émissions

  • Nos patois, 1970-1985

  • Provinces, 1985-1988

  • Provinces, nos patois 1988-1990

  • Un patois toujours vivant, 1991-1992

Les patois les plus représentés proviennent des cantons de Fribourg (27%), du Valais (25%), de Vaud (18%) et du Jura (10%).
Valeur scientifique
Dès ses débuts en 1952, des préoccupations scientifiques animent les producteurs de l'émission qui travaillent en collaboration avec le Glossaire des patois de la Suisse romande (GPSR).
Le projet a reçu le soutien des plus grands spécialistes du domaine, dont M. Andrès Kristol, professeur de dialectologie à l'Université de Neuchâtel, Mme Rose-Claire Schülé, dialectologue, et M. Paul-Henri Liard, rédacteur en chef du GPSR.
Partenaires 
Le projet de sauvegarde, de mise en valeur du fonds des patois est porté par plusieurs institutions qui, conscientes de l’intérêt et de la valeur de ces documents, ont décidé de mettre en commun leurs ressources pour assurer l’avenir et l’utilisation de ces archives patrimoniales.

  • La RSR met à disposition les archives.

  • Memoriav, l'association pour la sauvegarde du partimoine audiovisuel de la Suisse, prend en charge la numérisation des émissions.

  • RERO, la catalogage collectif des bibliothèques de la Suisse romande, héberge les notices bibliographiques.

  • L'Association pour la présentation et la mise en valeur du partimoine imprimé en Suisse romande, qui regroupe les grandes bibliothèques cantonales, apporte son soutien au projet.